ORIGINES DE LA MUSIQUE BIBLIQUE

 

DECOUVERTES ARCHEOLOGIQUES ET SCIENTIFIQUES

 

Pour comprendre ces civilisations passées et élucider les événements racontés dans tous les chapitres de la Bible , des savants, des historiens des archéologues, des scientifiques se penchèrent infatigablement sur leurs travaux de recherches, ne négligeant aucune piste susceptible de leur apporter des réponses éclairantes.

Avec passion, et une curiosité qui n’avait d’égal que leur courage, ils persistèrent à pénétrer les secrets de l’histoire antique.

Les succès arrivèrent en chaîne à partir du milieu du 19 ème siècle, et se concrétisèrent par les dernières découvertes du 20 ème siècle.

Les fouilles mirent au jour nombre de sites, de vestiges, de temples, d’objets couverts d’écriture, qu’il fallait décrypter, déchiffrer, dater et conserver.

L’écriture cunéiforme fut déchiffrée, au milieu du XIXe siècle,  par Henry Creswicke Rawlinson (1810 – 1895) qui fut le premier à lire un texte  akkadien. Il commença le déchiffrement de l'akkadien en 1833 pour terminer en 1845. Il réussit cet incroyable exploit grâce à une inscription trilingue gravée sur le rocher de  Béhistoun (Iran).)

 

D’autre part, les hiéroglyphes furent déchiffrés par le français Jean-François Champollion (1790-1832) en 1824.

Et le carbone 14 fut révèle  par le professeur Willard F. Libby (1908-1980) de l’institut nucléaire de Chicago, qui permit de dater l’âge des vestiges, des rouleaux, des papyrus etc.…

Parmi les nombreuses découvertes archéologiques, je ne citerai que les plus marquantes qui intéressent la Bible.

 

En 1928, l’archéologue britannique Sir Charles Woolley secondé par ses étudiants de l’Université de Pennsylvanie, fit une des plus passionnantes découvertes, au sud de la Mésopotamie , il mit au jour une vaste cité Our-Kasdim ,le lieu même de naissance d’Abraham ,  elle devait compter 500 000 habitants, elle dormait enfouie sous une épaisse couche de sable, centre d’une brillante civilisation.

Dominée  par une  ziggourat, tour pyramidale à degrés typique des édifices religieux, cette ville révéla des témoignages d’une haute civilisation passée.

A Tel – el – Muquayar, les archéologues virent apparaître des palais somptueux, des temples contenant des meubles, des objets, des vases, des casques d’or, et de nombreux instruments de musique. Des trésors dépassant toutes les découvertes égyptiennes.

Dans le tombeau de la reine Schub, on trouva des flûtes, des harpes en argent, et une harpe a 11 cordes recouverte de feuilles d’or et sertie de lapis lazuli l’arc vertical est surmonte d’une tête d’animal , (Cette harpe se trouve actuellement au British Muséum de Londres), tout un matériel musical inconnu ,surprenant .

Et des trésors inimaginables, fabuleux réapparurent des sables d’Our Kasdim ville hautement cultivée.

 

En 1934, le professeur Parrot découvre sous les sables de Tel- el Hariri du nord la Mésopotamie , les villes anciennes de Haran et Nahor  lieux de naissance de Rebecca, femme du patriarche Isaac et de sa famille, mentionnés dans la bible. Ces villes faisaient parti du Royaume de Mari vers 1900 av. J.C.

De nombreux documents, preuves saisissantes, confirment  l’histoire des Patriarches, considérée  auparavant comme une légende.

Cette découverte permit de mettre au jour un nombre incalculable de tablettes en argile gravées de récits en écriture cunéiforme .A l’époque d’Abraham le dernier roi de Mari et son royaume paisible furent envahis par les armées de Hammourabi ce qui provoqua le départ du patriarche et de sa nombreuse tribu.

De cette découverte apparurent une ziggourat et des palais somptueux comprenant pas moins de 138 chambres remplies d’objets précieux divers, des salles de bain chauffées avec des hottes, des cuisines équipées de vaisselle, des moules à gâteaux, et même du charbon dans des fours en parfait état. Des salles d’audience où le roi recevait ses ministres, les ambassadeurs, et délègues étrangers, salles pouvant contenir des centaines de personnes. Les archives du roi Mari comprenant 23600 documents gravés sur des tablettes d’argile, relataient toutes les activités administratives de l’état .Sur deux tablettes figuraient les noms des 2000 artisans et de leurs corporations.

Des fresques d’une fraicheur remarquable ornaient les murs. Des archives bien conservées, des communiques, des annonces, des décrets administratifs gravés  par une équipe de scribes généreusement rétribués, contrôlés par des ingénieurs qui assumaient consciencieusement leurs responsabilités.

Les services d’information à Mari étaient transmis si rapidement et si efficacement qu’ils pourraient supporter la comparaison avec notre système télégraphique d’aujourd’hui. Les messages étaient envoyés au moyen de signaux lumineux qui se relayaient et se transmettaient avec une rapidité étonnante. La gestion et l’organisation de ce pays du 18ème siècle avant notre ère étaient remarquables .Exceptionnellement, dans l’histoire de ces régions, le pays de Mari ne relatait aucun fait de guerre ou d’esprit belliqueux .Contemporain d’Abraham, le peuple était heureux et pacifique. On retrouve cette sérénité sur le visage du roi Lamgi Mari (Musée du Louvre à Paris)

Les champs étaient soigneusement entretenus, irrigués, des chariots à 4 roues tirés par des ânes ou des onagres circulaient dans les jardins et les larges avenues.

Les historiens peuvent aujourd’hui confirmer les événements du passé grâce a la lecture de leurs textes et de leurs documents et objets de toute nature provenant des découvertes , des sites et des monuments en Mésopotamie  -4000 et 3000 ans av. l’ère chrétienne .C’était là, le véritable berceau de la civilisation.

Ces historiens affirment aussi que c’est Abraham et sa tribu, les premiers nomades civilisés qui constituèrent le trait d’union entre la Mésopotamie et le Croissant Fertile. Deux civilisations éloignées l’une de l’autre par des centaines de kilomètres, ce qui explique la présence d’objets variés et d’instruments de musique sumériens reproduits sur les fresques égyptiennes de Tel Amarna, de Béni Youssef en Egypte moyenne et apportés par le groupe d’Abraham.

On peut reconnaître sur les fresques égyptiennes ces étrangers venant offrir des instruments de musique, considérés comme des objets précieux, au Pharaon. Abraham et sa tribu  arrivant de Canaan où sévit une terrible sécheresse, et présentant ces offrandes au Pharaon égyptien en remerciement de son hospitalité et de la possibilité de trouver des pâturages pour leurs troupeaux.

Depuis les découvertes des historiens et des scientifiques tout ce qui apparaissait mystérieux, incompréhensible dans les textes bibliques jusqu’au 20 ème siècle, retrouve un éclairage logique nouveau dans le déroulement de l’histoire de l’humanité.

En effet, les fresques prés du temple de Béni Hassan, a 200 miles au sud du Caire, entre Memphis et Thèbes, décorent les murs de la tombe d’un notable égyptien gouverneur de la région du Nil. Ces étrangers du type sémite, vêtus à la manière des Mésopotamiens correspond parfaitement  au groupe d’Abraham, les instruments de musique qu’ils offrent étaient inconnus des égyptiens à cette époque.