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Le coin des Poêtes!
Au delà du Nil. ( Poème
écrit le 4 octobre 2007)(c)
Juifs du Nil
J'entends vos pleurs
Et mon coeur
Se déchire.
Là ou il y avait de la joie
Il y a la tristesse.
Là où il y avait la foi
Il y a le silence.
Là ou il y avait la connaissance
Il y a l'ignorance.
Là ou il y avait la tolérance
Il y a la violence
Et je pleure.
Juifs du Nil
J'entends vos pleurs
Et mon coeur
Se déchire.
J'entends
Vos cris de douleurs
Vos sanglots, vos larmes
Vos pleurs.
Je revois
Votre départ précipité
Vos frères emprisonnés
A Abou Zaabal et Tora.
J'entends
Vos noms calomniés,
Votre mémoire oubliée
Dénigrée.
Je vois
Vos synagogues délaissées
Vos écoles abandonnées
Vos cimetières délabrées
Et je pleure.
Juifs du Nil
Votre exode est passé
Inaperçu
Vos souffrances non
Reconnues.
Juifs du Nil
L'Egypte vous a banni
Nasser vous a trahi
Au delà du Nil
La vie continue
Et mon coeur ému
Se réjouit.
Dr Elie K. Mangoub
Je dédie ce poème à tous les Juifs d' Egypte et
spécialement à Yves Fedida:
Elie
Back to Cairo (c)
I saw the signs of your
Islamisation without concession
But could not cry
I saw your Pyramids,
your noseless Sphinx staring at me
But did not cry
I saw your veiled young
women wondering who I was
But did not cry
I saw your lunatic
traffic and crossed at the peril of my life
But did not cry
I saw your
indestructible lions guarding that bridge so often crossed
But I did not cry
I saw Groppi, à
l'Américaine and my Extaday Hotel
But even then I did not
cry
I saw my street, my
house its shuttered balcony
But still I did not cry
I saw the Bawab, told
him I had lived there 50 years ago
But did not want to cry
I saw my synagog empty
well guarded by numerous Shawish
Then the tears gushed
forward!
Poème
deSuzyVidal (c)
Traduction poême de Susy
Vidal
Retour au
Caire (23 oct.2007)
j'ai revu ton islamisation incontournable et definitive
Mais je n'ai pas pleuré
j'ai revu tes Pyramides, ton Sphynx défiguré immuable
Mais je n'ai pas pleuré
J'ai revu tes lions qui gardent le pont jadis traversé
Mais je n'ai pas pleuré
J'ai revu tes femmes voilées insouciantes me regardant
Mais je n'ai pas pleuré
J'ai revu ton trafic ahurissant, tes claxson assourdissants
Mais je n'ai pas pu pleuré
J'ai revu le Ciné Metro, Groppi, à l'Americaine
Mais je n'ai toujours pas pleuré
J'ai revu ma rue, ma maison volets fermés
La non plus je n'ai pas pleuré
J'ai revu ma Synagogue, vide de nous, mais si bien gardée
Et je n'ai pu que pleurer

Poême d'ADA Aroni.(c)

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